D'abord il y a l'aîné
Lui qui est comme un melon
Lui qui a un gros nez
Lui qui sait plus son nom
Monsieur tellement qu'il boit
Ou tellement qu'il a bu
Qui fait rien de ses dix doigts
Mais lui qui n'en peut plus
Lui qui est complètement cuit
Et qui se prend pour le roi
Qui se saoule toutes les nuits
Avec du mauvais vin
Mais qu'on retrouve matin
Dans l'église qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme un cierge de Pâques
Et puis qui balbutie
Et qui a l'œil qui divague
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne pense pas Monsieur
On ne pense pas on prie
Et puis, il y a les autres
La mère qui ne dit rien
Ou bien n'importe quoi
Et du soir au matin
Sous sa belle gueule d'apôtre
Et dans son cadre en bois
Il y a la moustache du père
Qui est mort d'une glissade
Et qui regarde son troupeau
Bouffer la soupe froide
Et ça fait de grands flchss
Et ça fait de grands flchss
Et puis il y a la toute vieille
Qu'en finit pas de vibrer
Et qu'on attend qu'elle crève
Vu que c'est elle qu'a l'oseille
Et qu'on n'écoute même pas
Ce que ses pauvres mains racontent
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne cause pas Monsieur
On ne cause pas... On compte
... Et la
ville ressemble aussi à ça...
Et puis, et puis
Et puis il y a Frida
Qui est belle comme un soleil
Et qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida
Même qu'on se dit souvent
Qu'on aura une maison
Avec des tas de fenêtres
Avec presque pas de murs
Et qu'on vivra dedans
Et qu'il fera bon y être
Et que si c'est pas sûr
C'est quand même peut-être
Parce que les autres veulent pas
Les autres ils disent comme ça
Qu'elle est trop belle pour moi
Que je suis tout juste bon
A égorger les chats
J'ai jamais tué de chats
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon
Enfin ils ne veulent pas
Parfois quand on se voit
Semblant que c'est pas exprès
Avec ses yeux mouillants
Elle dit qu'elle partira
Elle dit qu'elle me suivra
Alors pour un instant
Pour un instant seulement
Alors moi je la crois Monsieur
Pour un instant
Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là
Monsieur on ne s'en va pas
On ne s'en va pas Monsieur
On ne s'en va pas...
Mais il est tard Monsieur
Il faut que je rentre chez moi.
Jacques Brel
Ballade dans Beyrouth
Ballade des gens
presqu'heureux!!!
A Beyrouth, il y a deux Beyrouth.
Celui des "chawader", triste et solitaire dans un
centre agonisant; et il y a l'autre, celui qui essaie
de vivre, qui vibre, mais qui souffre à mort.
Dimanche 18 novembre, des gens du
pays, d'autres venus de très loin ont voulu donner
à Beyrouth ce que Beyrouth perd depuis un an, la Vie.
De très bonne heure, dans des rues qui s'éveillaient à
peine et entre des maisons qui portent tant d'histoires
à raconter et tant d'expériences à transmettre. Ces gens ont
dansé, chacun à sa manière, mais ils ont tous dansé.

Furn el Hayek ettehténi...

Starco

Descente du Phoenicia
Palais des Daouk...
... et leurs voisins
Face au palais Daouk
Palais Khaled Joumblat
Autre façade du palais Joumblat
Vers l'Université Américaine
Sur la corniche
Il attend les sportifs sous sa camionette

La rue Hamra à 8h30 du matin
La compétition
Les fanfares
et la distribution d'eau
Les danseurs de la Zaffé à côté de l'Etoile
Bab Edriss
Le nouveau portail de la Cathédrale St Georges
La salle de réception de la Cathédrale
Les voisins de tous les jours
Porte toujours la parure d'antan...
...et se redore de temps en temps
Qui dirait que tout près il y a les chawader?
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Furn el Hayek ettehténi