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Voyages(I)
Le ver à soie n'est plus de mise
Vers Dora, les voyageurs commençaient à se préparer à descendre .
La plupart étaient de Mtein. Ils rangeaient leurs sacs et paniers bourrés de lait et
de miel de là haut, destinés à leurs
enfants, parents et beaux parents qui avaient décidés dans les années trente,
quelque peu après la création du Grand Liban, de passer l'hiver
dans Beyrouth capitale de la nouvelle patrie. A Beyrouth, Les jeunes de
Mtein apprenaient un
métier et les plus jeunes prenaient le chemin
des écoles. Des écoles? n'exagérons rien!
Le chemin de "l'école du Moutran" pour les maronites et celle de
l'autre Moutran pour
les orthodoxes étaient pratiquement les seules voies à suivre.
Les exeptions se manifestaient, mais rarement. Certaines familles allaient
s'approvisionner
chez les jesuites, une autre appartenant au moyen clergé
n'a pas tout à fait suivi le chemin de Jésus,bien qu'elle eût baigné à Mtein dans
l'encens de l'église Saint Georges; Les Najjar, enseignants et écoliers
prenaient le chemin du savoir laique.
Lorsque la bosta de Salim Sassine traversait à sept heures du matin "khatt
ettrein"
vers la Place des Canons , son valeureux chauffeur savait qu'il devait s'arrêter
devant l'escalier "Ghoulam". Les "Mteiniehs" atterrissaient sur
la première marche.
Après une heure trente de voyage,le plus dur
restait
encore à faire, l'escalade est
obligatoire, la délivrance
est au bout, à la cent quarante huitième marche,
sur les
hauteurs, à "Hay lemteinieh" où tout le monde attendait
tous les matins
des visiteurs venant de Mtein.
Les Abousleiman, Khayrallah, Bou Ghosn, Medawar, Nasser et bien
d'autres
ont reconstruit leur Mtein dans ce "hay".
La Bosta de Salim continuait vers le centre et là, une autre vague de
Mteinieh descendait.
Ceux là n'habitaient pas le "hay" mais étaient
éparpillés ça et là entre l' "Achrafieh Fawk"
et l' "Achrafieh
taht", le pôle
d'attraction étant toujours "L'école du Moutran"
A partir du hay et des quatre coins d'Achrafieh, ces montagnards
étincelants, purs et
durs ont appris à connaître Beyrouth, ces "Mteiniehs" se sont sentis vite chez eux.
Beyrouth les a acceuillis,
Beyrouth les a déjà adoptés.
François De La Toquenay
Voyages

Daraj Gholam au bout c'était le "khatt
ettrein"

deuxième partie du daraj qui conduisait au hay

Madrstelmoutran


Le mur de l'autre Madrastelmoutran
Photos du Hay en 2008
Les temps ont changés, Il ne sont plus là où presque






Dans cet ancien immeuble qui était proche du hay, aucun mteineh
n'habitait mais les mauvaises langues racontent qu'une
ravissante jeune demoiselle, la plus belle d'Achrafieh attendait un
jeune gaillard venant de Mtein dans sa petite coccinelle
spécialement pour l'emmener en promenade. Nous nous arrêterons
là,.les curieux peuvent gratter davantage, il trouverons toujours
quelqu'un pour leurs continuer l'histoire.....
C.N.
une habitation hors du hay,


Derrière ces deux portes, dans la rue Gemayzeh un
grand menuisier de Mtein avait son atelier. Habib Sassine
Abousleiman.(Lemallem Habib)
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